Histoire de la collection

En décembre 1988, Philippe-Edouard GRARDEL, qui, à cette époque, est éditeur de la revue Emballages Magazine, découvre chez Auchan à Velizy une bouteille de " Champagne GERMAIN " revêtue d'une gangue en plastique bleue blanc rouge, éditée pour le Bicentenaire de la révolution française.

A l'époque le processus, qui, depuis, s'est généralisé, est tout à fait nouveau et Philippe-Edouard Grardel en achète, pour la gangue, un exemplaire…sans se douter qu'il vient de mettre le doigt dans un engrenage qui lui prendra pratiquement tous ses loisirs pendant quasiment quatre années !

Dès le mois de février 1989, les bouteilles éditées à l'occasion du Bicentenaire commencent à envahir les rayons des grandes surfaces. Au départ Philippe-Edouard Grardel ne commence à collectionner que les bouteilles sérigraphiées.

En juin 1989 il se rend au salon VINEXPO à Bordeaux et là il effectue une véritable razzia sur les stands des exposants.

Toujours en juin, il se rend à la Foire commerciale d'Epernay. Un des exposants a réuni sur son stand une trentaine de bouteilles de champagne éditées sur ce thème. Notre collectionneur n'a plus qu'à relever les adresses des viticulteurs et à arpenter les différentes maisons pour se les procurer.

A partir de ce moment là, il achète toutes les bouteilles qu'il trouve sur ce thème : avec étiquettes, sérigraphiées ou, plus rares, peintes à la main.

En outre, ayant l'intention de les exposer, il écrit à tous les viticulteurs et à toutes les maisons de vin pour leur demander de lui adresser deux étiquettes de la bouteille qu'ils ont éditée, afin de pouvoir remplacer celle figurant sur la bouteille au cas où elle viendrait à s'abîmer. Certains lui en enverront deux, d'autres une vingtaine… Il s'est ainsi constitué une nouvelle collection, cette fois-ci d'étiquettes sur le Bicentenaire de la révolution française, sans s'en rendre compte !

Fin novembre 1989, il possède 300 bouteilles différentes sur ce thème et estime avoir terminé la collection.

Il écrit alors à Laurence MOUILLEFARINE, qui, chaque semaine, présente dans le FIGARO MADAME une collection, pour lui demander si cela l’intéresserait de présenter la sienne.
La lettre part le vendredi, le lundi elle l’appelle, le mercredi ils déjeunent ensemble et le 16 décembre le FIGARO MADAME publie une page entière sur sa collection, page qui paraîtra également dans le numéro de JOURS DE FRANCE MADAME du 18 décembre, couplé à l’époque avec le Figaro Madame.

Cet article ne lui permit pas d'accroître sa collection, du moins, comme on va le voir plus loin, dans un premier temps…

Fin du premier acte !

En mai 1990, Emballages Magazine prend un stand au salon professionnel ETIQUA 90, qui se tient à Dijon. Là, Philippe-Edouard GRARDEL découvre qu'il existe une association des collectionneurs d'étiquettes dont le Président, présent sur le stand, lui communique les coordonnées d'un membre de l'Association qui collectionne, parmi une multitude de thèmes, les étiquettes émises à l'occasion du Bicentenaire de la révolution française.

Philippe-Edouard GRARDEL le contacte. Le collectionneur d'étiquettes habite Nice et Philippe-Edouard Grardel Versailles. Il est décidé de se rencontrer à Lyon …

Le collectionneur, grâce à la collection de bouteilles de Philippe-Edouard Grardel, peut exploiter de nouvelles pistes de recherche, et réciproquement.

Photocopie est faite des étiquettes des bouteilles que ne posséde pas Philippe-Edouard Grardel et cela pendant environ deux ans.

Grâce à ces étiquettes, Philippe-Edouard Grardel téléphone aux viticulteurs ou maisons de vin pour se procurer la bouteille, en demandant s'ils n'en ont pas éditées d'autres étiquetées, sérigraphiées ou peintes à la main.

On lui répond souvent que le stock est épuisé. Alors il écrit en joignant une photocopie de l'article du FIGARO MADAME et, comme par enchantement, on lui retrouve souvent un exemplaire de la ou des bouteilles.

Parfois, au hasard des coups de téléphone, on lui indique un petit collectionneur de bouteilles sur le même thème et, parmi les 50 ou 60 bouteilles réunies, Philippe-Edouard Grardel en trouve une ou deux inconnues, qu'il s'empresse d'échanger avec celles qu'il a en double.

Parfois, pour une ou deux bouteilles, il fait de nombreux kilomètres en voiture, en train, voire en avion… déployant des trésors de persuasion pour obtenir une bouteille exceptionnelle de par sa rareté. C'est ainsi qu'il réussit, notamment, à obtenir un prototype qui n'a finalement pas été commercialisé par la Maison Yvon MAU…

A force de persévérance, au bout de 4 ans, il réussit à réunir près de 900 bouteilles différentes, de un centilitre à 18 litres, toutes pleines, avec étiquettes, sérigraphiées ou peintes à la main.

La collection regroupe des bouteilles issues de toutes les régions vinicoles françaises : Bordeaux, Bourgogne, Côtes du Rhône, Champagne, Alsace, Languedoc-Roussillon, Arbois, Jura, Sud-Ouest, etc.

Elle comporte également de nombreux apéritifs, digestifs et alcools divers, allant du Porto à la bière, en passant par le whisky ou le Cognac, comme, entre autres, celui commercialisé par TAILLEVENT.

Enfin elle comprend une centaine d'objets ayant trait à la boisson et émis à l'occasion du Bicentenaire : verres, pichets, seau à glace, taste-vins, tires-bouchons, sous-verres, etc.

Aujourd'hui Philippe-Edouard GRARDEL cherche à compléter la collection ou à la vendre dans sa totalité à un passionné qui pourrait en faire un Musée…